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Transbaie 2026 : Cette fois, c’est la bonne !

Le site internet de la Transbaie annonce le retour de cette course entre le Crotoy et Saint-Valery pour le mois de septembre 2026.

Le site internet de la Transbaie annonce le retour de cette course entre le Crotoy et Saint-Valery pour le mois de septembre 2026 : le 6 septembre ! Une nouvelle nouvelle pour tous les fans de course à pied tant ce rendez-vous a pris une dimension patrimoniale dans le secteur.

Pour l’heure, les inscriptions ne sont pas encore ouvertes.

La Transbaie : de l’apogée aux tentatives de relance

Dans le paysage mouvementé de la course à pied française, rares sont les épreuves qui peuvent se targuer d’avoir marqué les esprits comme la Transbaie. Cette traversée épique de la Baie de Somme, entre Saint-Valery-sur-Somme et Le Crotoy, est bien plus qu’une simple course. C’est une aventure humaine, une ode à la nature sauvage, un rendez-vous populaire qui a connu des heures de gloire avant de sombrer dans l’incertitude. Retour sur l’histoire mouvementée de cette épreuve hors du commun.

Les origines d’une course pionnière

Créée le 14 mai 1989 par Denis Courtois, un Valéricain passionné, la Transbaie s’inscrit dans un contexte d’intérêt croissant pour les courses en pleine nature, à contre-courant des épreuves traditionnelles confinées aux stades. Dès la première édition, 250 coureurs s’élancent dans cette aventure inédite. Le vainqueur, Bruno Placzek, empoche la somme de 8 000 francs, mais l’essentiel est ailleurs : une nouvelle forme de course à pied vient de naître.

Le concept est simple mais audacieux : un aller-retour de 17 kilomètres à travers la Baie de Somme à marée basse, où les participants affrontent sable, vase, fossés et eau. Denis Courtois a su créer autour de son événement une atmosphère unique, mêlant performance sportive et ambiance festive. Défilés costumés, spectacles musicaux, départ donné par le sifflet du petit train de la Baie de Somme : tout est pensé pour faire de la Transbaie une fête populaire autant qu’une épreuve sportive.

L’ascension vers la gloire

Au fil des années, la Transbaie connaît un succès grandissant. De 500 participants en 1989, la course passe à 1 000, puis 2 000, 4 000, et franchit finalement la barre des 6 000 coureurs. Cette progression spectaculaire témoigne de l’engouement pour cette épreuve atypique. Pour des raisons de sécurité, le nombre de participants est plafonné à 6 500 dossards, transformant chaque ouverture d’inscriptions en véritable course contre la montre.

En 2019, l’événement atteint des sommets de popularité. L’organisateur imagine trois vagues d’inscription : le lundi, 9 000 tentatives pour 2 500 places ; le mercredi, 11 000 tentatives pour le même nombre de places. Face à cet engouement délirant, Denis Courtois décide de laisser les inscriptions ouvertes jusqu’à atteindre la jauge maximale, renonçant à la troisième vague prévue.

Ce qui fait le charme de la Transbaie, c’est son caractère égalitaire et convivial. Contrairement aux compétitions classiques, tous les participants partent ensemble, quels que soient leur âge, leur sexe ou leur niveau. Tous sont récompensés à l’arrivée. L’entraide, la solidarité et le partage d’un effort intense créent une véritable épopée collective. Les bains de boue involontaires, les chutes dans la vase, les passages dans l’eau : autant d’épreuves qui créent des liens indéfectibles entre les coureurs.

Les premières turbulences

Mais derrière cette réussite publique se cache une réalité moins glorieuse : l’organisation de la Transbaie représente un défi logistique et financier considérable. En 2012, après vingt-quatre éditions, Denis Courtois, alors âgé de 62 ans, annonce brutalement l’arrêt de la course. La goutte d’eau qui fait déborder le vase est l’instauration d’une taxe de 3 000 euros pour l’occupation du domaine public maritime.

L’organisateur, épuisé par la lourdeur administrative et les contraintes bureaucratiques, exprime sa lassitude. Pourtant, l’impact de cette annonce est tel que les collectivités locales réagissent rapidement. Le Conseil général de la Somme et le Conseil régional, conscients de l’importance économique et culturelle de l’événement, proposent une rencontre pour sauver la course. La mobilisation générale permet finalement de maintenir la Transbaie en vie, mais cet épisode révèle la fragilité d’un événement reposant largement sur les épaules d’un homme et d’une équipe de bénévoles.

Le coup fatal du Covid-19

Si la Transbaie a survécu aux difficultés administratives, elle ne résistera pas à la pandémie de Covid-19. L’édition 2020, initialement prévue le 26 avril, est d’abord reportée en septembre, avant d’être définitivement annulée. Pour la première fois en 32 ans d’existence, la course ne peut avoir lieu. Les organisateurs promettent un retour en mai 2021, mais cette promesse ne sera jamais tenue.

La décision de non-remboursement des frais d’inscription suscite la polémique. Denis Courtois invoque les statuts de la course et les contraintes financières, expliquant que les fonds ont déjà été utilisés pour l’achat des médailles et t-shirts. Le reliquat, environ 100 000 euros, est reversé à une association caritative. Une version virtuelle, baptisée “Courir contre le Covid”, est organisée en septembre 2020, avec reversement des fonds au CHU d’Amiens pour la recherche médicale.

Les années 2021 et 2022 voient l’annulation se répéter. Malgré les annonces de retour, les incertitudes sanitaires et les précautions de Denis Courtois, peu enclin à prendre des risques, conduisent à trois annulations consécutives. En juin 2022, le ton du fondateur se fait résigné. “Je me vois mal comment redémarrer une pareille affaire”, confie-t-il, ajoutant qu’il ne s’est même pas encore soucié de la date pour l’année suivante.

Un avenir incertain

La rentabilité limitée de l’événement, avec seulement 6 500 participants et un coût global d’environ 300 000 euros, complique la recherche d’un repreneur. Aurélie Courtois, fille du fondateur, souligne que la Transbaie n’est pas aussi lucrative que d’autres grandes courses nationales. L’équipe de bénévoles vieillit, et beaucoup déclarent qu’ils arrêteront si Denis Courtois abandonne.

La dernière édition remonte à 2019. Sept ans plus tard, après de multiples fausses annonces, la Transbaie semble enfin prête à renaître de ses cendres. Le 6 septembre 2026 devrait marquer le grand retour de cette course mythique. Après de multiples réunions entre la préfecture, les collectivités, les acteurs environnementaux et les partenaires du territoire, celle du 21 janvier 2026 s’est avérée la bonne.

Une légende tenace

La Transbaie a définitivement marqué l’histoire de la course à pied en France. Précurseure du trail moderne, elle a prouvé qu’une épreuve pouvait être à la fois exigeante et festive, compétitive et conviviale. Elle a démontré la force d’attraction des courses en milieu naturel, bien avant l’explosion du phénomène trail dans les années 2000.

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